« -C'est qui lui ?? » Je questionne le maton en désignant l'homme d'un mouvement de tête.
« -C'est ton nouveau compagnon de cellule ! Qui veux tu que ce soit d'autre ? Ton serviteur personnel ?
-Mais Benji il doit revenir aujourd'hui, il devait arriver dans les minutes avenirs
-Tu as dû rêver, le boss m'a demander de t'amener un nouveau copain, et le voila ! OUVERTURE DE LA 8 !! »
L'homme rentre dans ma cellule, il est grand, brun, bronzé avec des yeux noisettes, il est tipé espagnol. Il fait un tour d'horizon de la cellule du regard.
« -FERMETURE DE LA 8 ! Amusez vous bien les filles ! » Le maton nous fait un clin d'œil et s'éloigne.
« -Comment tu t'appel ? » Me demande t-il.
« -Ca te regarde ? Pourquoi tu es ici ?
-Je viens de me faire transférer d'une prison d'un département voisin. Je m'appel Miguel.
-C'est bien pour toi ! Mais perso, je m'en fou !
-Pourquoi tu es aussi agressif ? J'ai bien compris que tu attendais quelqu'un d'autre que moi, mais maintenant c'est moi qui suis là. Alors arrête de m'en vouloir, j'y suis pour rien moi !
-T'inquiete pas tu ne resteras pas longtemps avec moi ! »
Il n'a pas le temps de répondre que la porte de ma cellule s'ouvre, c'est l'heure de la sortie, je me précipite a l'extérieur pour retrouver Benjamin. Arrivé à destination, je cherche des yeux l'homme qui obsède mes pensées. Je le cherche près du groupe de Pedro, dans chaque recoin de la cour, mais il reste introuvable. Je panique un peu et me dirige vers les matons, je les questionne sur l'endroit où est Benjamin. Il m'apprenne qu'il est avec le boss, je veux en savoir plus et ils me répondent qu'ils ne peuvent pas m'en dire plus, mais apparemment il y a eu un problème. Je leur demande de préciser, ils me regardent avec compassion, puis l'un d'eux me demande de le suivre. Ce que je fais en silence, le peur au ventre. Il m'emmène à travers les couloirs que je ne connais pas. On arrive devant une porte où il y a inscrit « infirmerie ». Je reste paralysé un instant. Le gardien me sort de mes pensées en m'ouvrant la porte et en m'invitant à rentrer. Mon regard tombe immédiatement sur le corps de Benjamin. On me rassure en m'annonçant qu'il dort, qu'il va mieux. Je m'approche de lui, mon regard se pose sur un hématome géant, il est couvert de bleus et de blessures, j'ai envie de l'embrasser et de le tenir dans mes bras, la présence des gardes m'en empêche.
« -Qu'est ce qu'il lui est arrivé ?
-On ne sait pas, on l'a retrouvé ainsi quand on a été le chercher dans sa cellule pour le changer.
-Ca peut être que Pedro qui lui a fait ça ! Comment voulez vous qu'il se fasse ça tout seul ? Ils étaient enfermés tous les deux dans la même cellule !
-On sait bien mais on n'a pas de preuves.
-Et pourquoi m'avoir envoyé un bleu ?
-Pour que tu ne sois pas tout seul
-Je préfère être seul que mal accompagné... Surtout par un latino, alors que je sais que c'est un latino qui a fait du mal a Benji... Et je sais que ce Miguel va graviter autours de Pedro d'ici pas longtemps... C'est ou tout seul ou avec Benji dans cette cellule mais certainement pas avec un bleu ! »
Le concerné ouvre difficilement les yeux, son corps allongé sur le lit lui fait horriblement mal, il tousse légèrement en se tenant les cotes. Je me retourne vers lui et lui souris.
«- Hey ! Qu'est ce que tu fais ici ? Je t'attends dans notre cellule depuis ce matin.
-Je serais un peu en retard...J'ai eu quelques problèmes sur la route... Un petit accident de parcours...
-Oui je vois ça... »
Je pose ma main sur son épaule. Je veux plus mais les gardiens me demandent de sortir, qu'il est l'heure de retourner dans ma cellule, j'adresse un dernier sourire à Benjamin et sort dans la pièce a contre cœur en compagnie d'un gardien.
Il se passe quinze jours sans nouvelles. Dès le deuxième jour de cohabitation avec Miguel, il est changé de cellule pour retrouver Pedro et prendre ainsi la place de Benjamin, je suis de nouveau seul et tranquille dans ma cellule en attendant le retour de mon « hématome géant ».
Je suis dans la cour, il me reste dix minutes de pose, je fais un dernier tour de cour, j'ai besoin de marcher, je pense trop a Benjamin qui est depuis deux semaines à l'infirmerie. Il devrait sortir bientôt... Enfin j'espère... Je monte les dernières marches pour arriver à ma cellule. Je marche doucement comme si je marchais vers ma destination finale... J'ai la tête baissé lorsque je pénètre dans cette éternelle pièce qui est la mienne depuis trois ans. Mais j'aperçois une silhouette, je redresse ma tête et regarde le nouvel habitant allongé sur MON lit ! Un sourire se dessine sur mes lèvres, c'est LUI !! Lui qui me fait attendre depuis 15 jours son retour. Il ouvre ses yeux noirs et me regarde, un sourire apparait aussi sur ses lèvres.
« -Bonjour...
-Bonjour Benji ! Content de te revoir ! Bienvenu chez toi !!
-Merci pour cet accueil. »
Je m'approche et m'assoie près de lui, il se redresse et s'assoit également, je pose ma main sur la sienne, et on se met à parler... Jusqu'au soir, les lumières s'éteignent. Je me penche sur lui et l'embrasse tendrement, il se laisse faire et approfondit même le baiser. Il passe ses bras autours de mon cou et me fais me pencher sur lui, il se laisse tomber en arrière afin de s'allonger et m'entraine avec lui dans sa chute. Je le sens se contracter, je me redresse et le regarde dans les yeux.
« - Je ne suis pas totalement guéri, il me reste des séquelles, je ne peux pas faire quoi que ce soit ce soir, même si j'ai très envie...
-Ne t'inquiète pas, on va y aller tranquillement et attendre que tu sois totalement guéri... Maintenant que tu es revenu je vais prendre soin de toi ! »
Il m'attire de nouveau à lui pour m'embrasser. Je passe ma langue dans son cou, il émet un gémissement et un frisson le parcours, j'ai trouvé son point sensible, je m'en amuse en repassant plusieurs fois. Je passe mes mains sous son t-shirt pour lui enlever, mais il pose ses mains sur les miennes pour me retenir.
« -Ne t'en fais pas, je vais te faire que du bien... Un cadeau de bienvenu... Rien de méchant je te le promet »
Il libère mes mains et je retire son t-shirt. Son corps est encore remplit de blessures, de bleus, de cicatrices,... Mais au milieu de tous ça je remarque un tatouage sur son torse, c'est un dragon, je le redessine avec ma langue, avant de semer des baisers sur le chemin qui mène jusqu'à son pantalon. Je lui retire rapidement, ainsi que son boxer. Je continu de le caresser, mais lorsque mes mains se posent sur ses cotes, il se pli légèrement de douleur, je retire immédiatement mes mains, comprenant que ses cotes font parties des séquelles...
« -Excuse-moi... Je ne savais pas...
-C'est rien... Comme tu l'as dit tu ne pouvais pas savoir... Continu tu n'as pas fini ton cadeau de bienvenu...
-En fait... Si... J'ai plus envie...
-QUOI ?
-Mais non je plaisante ! »
Je frôle son pénis de mes lèvres, avant de le prendre en main, je passe ma langue tout le long, puis j'insiste sur l'extrémité. Toutes ces caresses sous ses soupires et ses gémissements, qui m'excites encore plus que je le suis. J'enlève rapidement mon pantalon et mon boxer devenu trop petit. Je reprends le sexe de Benjamin en bouche pour entamer des va et viens, alors que de ma main droite je me masturbe au même rythme pour intensifier mon plaisir. Après de longues minutes, je me déverse dans ma main et Benjamin dans ma bouche que je n'hésite pas à avaler. Je remonte le long de son corps, un corps pas tellement musclé plutôt fin, en laissant des sillons d'humidité jusqu'à sa bouche que je reprends. Il rompt le baiser et prend ma main encore recouverte de semence, il plonge son regard dans le mien et lèche lentement mes doigts. Je lui redonne un baiser. Et m'allonge près de lui pour le tenir dans mes bras.
« - Bonne nuit Benji, repose-toi pour pouvoir reprendre des force rapidement.
-Merci toi aussi »
Benjamin s'endort assez rapidement, je me relève et l'embrasse une dernière foi sur le front.
« -C'est bien parce que tu es blessé que tu dors sur le lit du bas... Mais dès que tu es guéri hop là haut ! »
Je monte alors dans mon nouveau lit, pour m'endormir aussi, à cause des émotions, de la retrouvaille avec Benjamin, les câlins que je lui ai fait, la joie...



